lundi 17 août 2009

Balade au pays des pintxos



















Aujourd’hui, départ pour Bilbao, grande ville du pays Basque Espagnol au passé industriel encore visible.


Pour y aller, deux routes se proposaient à nous, la première au travers des Pyrénées, par Jacca et Pampelune, route longue que l'on ne connait pas. Ou alors l'autoroute passant par Hendaye jusqu'à Bilbao, plus court et infiniment plus rapide.


Au départ, petite pluie, l’autoroute s'imposait, c’est plus sûr sur route mouillée. Il faut avouer que je ne raffole pas du tourisme pluvial et quand, en plus, le chemin est plus court, le choix est vite fait.


Petit arrêt juste après la frontière pour profiter de la bouffe espagnole : rien de remarquable, mais on est vite servis et c’est meilleur qu’au Mac Do pour moins cher.


Dès la frontière on s’est arrêtés à la première pompe pour s’apercevoir qu’on avait fait le plein d’essence deux ou trois jours avant de partir. On doit être les seuls Français à faire le plein en France avant d’aller en Espagne, sans doute pour être surs de ne pas risquer d'avoir à payer moins cher.


Arrivée à l’hôtel, le Carlton, superbe hôtel du XIX eme en plein centre de Bilbao. Superbe chambre plus grande qu’un appartement parisien et balcon au dessus de la place et de l'avenue bien bruyante, bah y’a des doubles vitrages et de la clim.



Balade vers la vielle ville, visite de la cathédrale dont la façade a été massacrée au XIX, ils disent "refaite", du néogothique raté comme tout le néo gothique. Mais l’intérieur est intact, très beau, surtout le cœur en demi octogone.





Balade dans la vieille ville et passage par la Plaza Nuova, néo classique du XIX plutôt réussi, une place carrée et fermée, un peu comme la place de la Constitution de San Sebastian … entourée de petits troquets qui tous servent des « pintxos » aussi appétissants les uns que les autres.





Les pintxos, ce sont des petites tranches de pain couvertes de tas de choses et qui s’avalent en deux ou trois bouchées, accompagnés d'un petit verre de vin. Je me suis régalé : aux courgettes en beignets, au crabe, aux anchois et tomates, au caviar d’aubergine, …avec un verre de blanc ou de rouge, au choix, un régal.












Par contre tous les troquets sont bo ndés et il a fallu attendre pour trouver une place à l’intérieur, la terrasse étant inabordable, mais cela valait l'attente. Le troquet le plus minable s'est avéré le meilleur,




Retour à l’hôtel en trainant les pattes, avec juste une glace en chemin pour nous donner du courage.


Pff crevés, dodo. Demain lever tôt, le stationnement est payant de 9h à 13h30 et il va falloir bouger la voiture.


Mardi matin, lever tôt pour donner à manger (9h) aux parcmètres affamés. Il faut renseigner l’immatriculation de la voiture et mettre les pièces. On a cotisé pour 1h, le temps de se payer un petit déjeuner dans une cantina locale et d’acheter des fruits. Si je m’installe en Espagne ce sera surtout à cause des étals de fruits et légumes, à rendre jaloux les légumiculteurs de la creuse.



Au programme de la journée, le Guggenheim, on est passés de l’autre côté de la rivière pour essayer de parquer la voiture. Pour se garer Nicole fait comme quand elle fait les soldes, elle repère toutes les places disponibles pour faire son choix en toute connaissance de cause, au risque de les voir prises en revenant, bah c’est la vie, on en trouve d'autres aussi. Toujours est-il qu’elle nous a trouvé une place juste en face du Guggenheim, bien que de l'autre côté de la rivière, bravo, ze classe.



Le seul problème c’est qu’il fallait grimper l’équivalent de cinq étages pour rattraper le pont. On a pris notre courage à deux mains et nous nous sommes approchés, la peur au ventre. Ouf, il y avait un ascenseur, bien caché, mais fonctionnel.



Visite du Guggenheim, il est vraiment magnifique vu de dehors, impressionnant vu de dedans, avec quelques collections intéressantes.


J’ai beaucoup aimé les tôles épaisses de Richard Serra, elles on un côté ludique indéniable, quelle superbe partie de cache cache.




Vu du pont qui enjambe la rivière, le musée ressemble à un bateau, tout brillant de plaques de titane, évoluant selon l’orientation de la lumière.




L’intérieur est assez extraordinaire, des envolées de vues assez déroutantes, des courbes dans tous les sens.


C’est monumental, c’est au dessus des notions de beau et de laid, ça impose et c’est très réussi.


Repas de midi tranquille dans un resto de salade et petite sieste sous la clim à l'hotel.


Petite promenade aujourd’hui, on a remonté la grand rue jusqu’au Sagrada Corazon, le sacré coeur local, pour prendre la promenade de bord de rivière, très agréable pour retrouver le Guggenheim.


Mauvaise surprise, ce qui ressemblait à un ascenseur n’est qu’un escalier. 108 marches, les premières toutes douces, mais les dernières toutes raides, on a fait du sport, et on a beaucoup apprécié l’ascenseur pour redescendre. 1h30 de balade, pas trop long, ça va.


Aujourd’hui, virée en voiture vers la côte basque, passage par Guernica, célèbre à cause de la peinture de Picasso. Où on a traversé des faubourgs pas terribles, on n’a pas du prendre le bon chemin, c’est beaucoup moins joli que sur les cartes postales.


Arrêt à Mundaka, mignonne petite ville en bord de mer et en bout de delta de la rivière, paysage impressionnant. Repas à Bermeo, port de pêche qui casse rien, mais qui abrite un galion du XVIeme siècle reconstruit à neuf. Impressionnant de voir le gréement.


Puis balade vers le phare de la pointe, joli paysage très vert, avec des forêts de pins majestueux entrecoupés d’importants bosquets d’eucalyptus.


Balade sur le piton de St Juan de Gaztegulatche (ça se prononce pas comme ça s’écrit), petit ermitage construit sur un piton rocheux dans la mer, avec un chemin maçonné qui enjambe le bras de mer et monte sur le piton.


On est partis du parking en haut de la falaise, descendu pendant 20 mn, puis monté les escaliers, 230 marches sans compter les plans inclinés entre les marches. Les escaliers sont magnifiques. L’église en haut est quelconque, trop restaurée et fermée, mais la vue est imprenable.


A côté il y a un vague abri fermé sur trois côtés dénommé « albergo ». C'est une grande salle avec bancs, tables et cheminée dans un coin, et rien d’autre. En fait c’est l’archétype de l’auberge espagnole, on n’y trouve que ce qu’on y a apporté … mais ça doit être sympa en cas de mauvais temps soudain et qu'oin n' pas oublié son sandwich.


En face il n’y a que la mer … et quand le gros temps arrive, il est chez lui.


40 minutes pour redescendre et remonter, la balade vaut largement le détour. C’est splendide.


Mercredi, visite du musée maritime. Un peu comme le Guggeheim, beaucoup de place pour pas grand-chose à voir. Ça nous change des musées français ou tout est tellement empilé que l’on ne voit plus les murs.


On y trouve une reconstitution de la galère du consul maritime de Bilbao, magnifique.


Le côté cartographe est amusant, on y voit une grande carte du monde colonial après la guerre de 14, ce découpage du monde entre les grandes puissances occidentales est impressionnant, on a appris tout ça en primaire, mais on l’a oublié, comme les règles de grammaires et autres amuseries lointaines.


Pour qui aime les maquettes c’est super pour les autres, belle balade et en plus c'est climatisé. Bien sur en partant j’ai oublié mon sac à dos à la consigne …


Visite du marché de Bilbao, le marché couvert « el mas grande del mundo », trois étages. Alors on y est allé pour s’apercevoir qu’il était fermé et en plein travaux. Heureusement qu’un tout petit bout, tout au bout restait ouvert, c’était sans doute le plus petit marché couvert à étages du monde.


Au rez de chaussée le poisson, j’imagine que c’est plus facile pour jeter les déchets dans la rivière située juste en dessous. Au premier étage, la viande et la charcutaille, surtout la charcutaille, ils en ont des étals (on dit pas des étaux ? ) couverts, et au dernier les fruits et légumes où il ne restait qu’une misérable portion moins grande que le rayon légumes d’un supermarché de chez nous … enfin c’était le plus couvert du monde des marchés. on a été impressionnés par les étals de charcuterie, ce sont les rois du jambon fumé. tans de variété, toutes plus délicieuses les unes que les autres et à tout les prix, plus c'est cher, plus c'est bon, ou l'inverse. Le jambon de Bayonne n'est qu'une pâle copie tiers-mondiste de leurs Serano, Bellota, Patanegra et autres.


Petit repas chez Victor Montesz, Piazza Nueva, des œufs brouillés aux épinards et aux crevettes. Délicieux, à part qu’en remplaçant les gambas par des miettes de crabe, les goûts seraient plus facilement associés … à essayer à la maison.


Ce soir on fête mes 29 ans, enfin 29, à corriger du taux d’inflation de ces dernière années ce qui donne 59. C’est incroyables ces statistiques, faut toujours les corriger des variations saisonnières. Enfin, saisonnières, disons que la saison battait son plein été et n’en parlons plus.


Ce soir c'est soirée Pintxos. D’abord le premier troquet du coin de la rue, "Metro Moyua", viño tinto con dos pintxos, super sympa, on se sert au bar et on s’installe à table dans une petite niche tranquille.


Puis le « Lassa », Calle de la Deputation. Lassa ville sainte du Tibet, mais là pas de Dalai Lama, mais un super comptoir, viño tinto con dos pintxos, qu'on a renouvelés tellement ils étaient bons, mmmm, un régal.


Puis le "Bitoque de Albia" plus classe, plus snobinard, mais fin bon. Un pintxo et une salade de saumon fumé sur salade de roquette et juste un jus de citron, persil pour faire joli et un superbe vin de Cadiz, …. Je m’en suis léché les babines. C'est classe et chérot.


Enfin, le "Cafe Irugia" , place du palais de justice, avec de merveilleuses décorations d’inspirations arabe qui datent du siècle dernier. Viño tinto con dos pintxos … haa les pintxos, on ne change pas une équipe qui gagne.


Puis retour en occupant toute largeur du trottoir, heureusement, ils sont larges, les gens de la municipalité doivent être très observateurs … ou alors cls membres du « Pintxos gang » (à moins que ce ne soit le «viño gang» ? allez savoir).


On s'est demandé comment ils avaient réussi à faire de si beaux trottoirs, c'est simple; il n'y avait que deux voies pour les voitures. ça change de Paris où il y quatre à six voies pour les voitures et des trottoirs riquiqui pour les piétons. M'enfin avec leur habitude de discuter au milieux des trottoirs, vaut mieux qu'ils soient confortables.



Vendredi 7 aout 2009, balade du côté de Victoria-Gasteich, capitale du Pays Basque Espagnol, au milieu des montagnes. Autour de l'autoroute c'est très vert et quasiment vide, à moins qu'ils ne l'aient fait passer au milieu d'un parc national ? va savoir


Visite des peintures de Gatxo


Raté le village mais trouvé le syndicat d’initiative


Inscription mais seuls


Guide qui ne parlait que castillan et à toute vitesse, mais qui nous a tout raconté


Visite de l’église machin


Balade à Victoria, jour de fête avec des musiciens et du spectacle de rue un peu partout


les pucelles habillées en bleu marine


retour à Bilbao, soirée au restau machin, plus cher, mais crevettes al ajilo pour 44 roros à comparer à 10 à 12 roros pour une menu


Retour tranquille après avoir fait une provision de légumes au maraicher du coin.



samedi 14 février 2009

Voyage en Crète du 12 au 23 Septembre 2008

Vendredi 12,
Arrivée à Athènes par avion, sans les bagages, bien sur, sinon ça n’aurait pas été drôle.
Quelques palabres nous ont permis de savoir que nos bagages, ayant raté la correspondance, nous attendraient le lendemain à l’aéroport d’Héraklion. Tant mieux, ça nous évitera de les trimballer.
Il faut toujours garder sur soi de quoi survivre si les bagages ont du retard, il parait que ça arrive … si, si


Après avoir pris le bus pour le Pirée et testés tous les arrêts de bus du centre ville, nous voilà dans le bateau. Superbe cabine de luxe à deux lits de niveau, salon, salle de bains avec douche, le tout plus grand que le studio de Guillaume … et vue imprenable sur la mer.


Le bateau était très beau, sols en marbre et escaliers grand siècle. Immense avec ses cinq étages, son pont piscine, ses bars et ses boutiques flottantes.


Le restaurant, superbe, la seule difficulté ayant été de trouver un coin non-fumeur où les gens ne fumaient pas.

Le menu : Une salade grecque, délicieuse, du slaziki, excellent, une moussaka parmentière que je n’ai pas aimé et un machin imprononçable et immangeable qu’on refuserait dans une cantine scolaire.

Slaziki : du yaourt dense, pas celui qu’on nous vend en France sous le vocable de « yaourt à la grecque », battu avec de l’aneth, et on rajoute quelques morceaux de concombre pour faire joli. Paraît qu’il y avait un peu d’ail, mais tellement discret que je ne l’ai pas senti.

Moussaka parmentière de croisière : vous remplacez les aubergines par quelques courgettes vaguement grillées et beaucoup de purée. Ça se rapproche d’un hachis Parmentier gratiné au fromage, mais avec beaucoup plus de purée que de viande – sans doute pour soigner notre cholestérol – pompeusement appelé Moussaka. Certains aiment, moi pas, je préfère le vrai hachis parmentier.

La salade grecque était délicieuse, tomates pas trop mures, concombres en cubes, lamelles de poivrons crus, oignons doux, pissenlits (délicieux), fêta fraîche, câpres et olives. Et plein d’huile d’olive … miam.

Un petit vin rouge du péloponèse, sans charmes particuliers.


Samedi 13 :
Après une nuit très appréciée, bercés par les ronronnements des moteurs du bateau, on s’est réveillés tranquilles, bien après l’arrivée au port.

Il nous a fallu du temps pour trouver le bus allant à l’aéroport d’Héraklion - je suspecte une malversation du gang des chauffeurs de taxis - où devraient nous attendre nos bagages. …


L’aéroport est sale, crasseux, mal organisé, des queues dignes d’euro-disney et des poubelles qui dégueulent depuis trois jours, … sans compter les chiottes encore plus sales qu’à Roissy, c’est vous dire le niveau … à mon avis ils ont du importer les dames pipi de nos aéroport français … Il paraît qu’elles ont été embauchées pour autre chose que pour faire la quête. Incroyable, non ? A mon avis, on a du oublier de les mettre au courant.

Difficultés pour trouver le bureau des bagages. Les grecs sont charmants et nous aident à trouver un bureau perdu ou trois jeunes filles étaient visiblement occupées à se raconter leur week-end, les pieds sur le bureau.
Regards de stupeur sur nos papiers, des bagages ??? Mais quelle drôle d’idée.
En fait c’est ça le secret du régime Crétois, oubliez l’huile d’olive et autre cuisineries, évitez le stress et tout ira bien …

Après moultes discussions entre copines, une de ces jeunes filles s’est décidée à nous conduire dans des endroits peu fréquentés. Non non, ne fantasmez pas, il y a longtemps que je n’ai plus vingt ans …

Nous sommes allés au magasin à bagages, rien,
dans le bureau secondaire, rien non plus,
puis, par hasard, nous sommes passés devant les courroies de distribution de bagages, …

Mais oui ils étaient là, … depuis 3h du matin si on en croit l’étiquette collée dessus. Il n’était que neuf heures ; il est vrai que les grecs ne commencent à travailler qu’à sept heure du matin, et entre sept et neuf c’était un peu court pour lire des étiquettes … enfin on a eu nos bagages, et avec le sourire, ce qui est l’essentiel.

Ne soyons pas gratuitement négatifs, à Roissy ils auraient été volés bien avant …



Petite voiture de loc à l’heure prévue, puis visite de la ville d’Héraklion et quelques surprises au niveau de la conduite :
1) La ville a visiblement été conçue avant l’invention de l’automobile et comme ils y mettent des bus, faut pas avoir peur.
2) Ensuite on est bien obligés de constater que les panneaux d’interdiction de stationner semblent limités à un rôle décoratif ; je ne suis pas certain qu’il en soit de même pour les autres panneaux, mais j’ai un doute.
3) Les conducteurs crétois sont très créatifs, il ne faut s’étonner de rien, ça passe dans tous les sens, mais ça passe … et avec le sourire.

Je me suis fait klaxonner deux fois, la première pour avoir grillé un feu rouge, j’avais visiblement enfreint les règles locales de conduite, et la seconde fois pour m’être arrêté pour laisser passer un piéton sur le passage clouté, là aussi j’avais dû enfreindre les règles locales de conduite.

Parking à 5 roros de l’heure, cher, mais le code de la route crétois étant basé sur des règles non écrites qui ne nous étaient encore pas toutes claires, on a préféré ne pas prendre de risques.


Visite des rues du marché, commerce pour touristes en tout genres, on a bien aimé.

Petit casse-dalle sur le port des vénitiens,


On y trouve de petits estancos en bord de mer : salade greque, sazimi, loup frit et crevettes et la mer à portée de main. Les crevettes venaient droit du congélateur, y a pas de pêcheur de crevettes à Héraklion. Le loup frit, délicieux, et salade de fruits offerte par le patron.


La salade grecque : tomates, concombre, féta, oignons frais, persil, olives, quelques feuilles de laitue. Les grecs ne mettent pas de vinaigre, mais de l’huile d’olive à grandes rations. Avec un peu de sel, c’est pas mal, mais cette salade n’était pas aussi goûteuse que celle du bateau, sans doute le pissenlit.

Sazimi : mélange de concombre et de yaourt, mais ici, pas d’aneth. C’était bon, mais moins bon que l’autre. (et l’ail ?? demande le marchand d’ail)


Après avoir trainé en ville, départ sur Ρεθυμνο (Rethymno) et Πλατανεσ (Platanes), petite station balnéaire juste avant la ville de Rethymno, où se trouvait notre appart.

A Héraklion, y’a trois routes, est, ouest et sud. On est partis au pif plein ouest et on est tombé sur la nationale qu’il fallait après avoir erré un peu sur la route du bord de mer.

La route était facile et bien signalée, avec juste un moment de panique devant les panneaux routiers …


… le temps de constater que le panneau suivant était en caractères latins.
Puis nous arrivâmes à Platanes, juste avant Rethymno : appart, grand luxe, salon-cuisine américaine et balcon en bas et grande chambre à l’étage et piscine juste en dessous. Marbre et climatiseurs partout.

Ce soir menu de gala à l’appart, salade grecque du chef (moi) et sazimi acheté tout fait au supermarché local, et un super vin blanc de Santorin. J’imagine qu’ils doivent s’encorder pour faire les vendanges là bas … c’est pas vraiment plat Santorin.


« Un peu de pain, un peu d’eau fraîche, l’ombre d’un arbre et tes yeux …. » Disait Omar Khayam, mais avec un coup de pinard, c’est encore mieux.

Mais citons un maître : Brillat Savarin :
« pour faire un bon repas, il faut du bon vin et des bons amis …
si, en plus le repas est bon, c’est tant mieux. ».
On a fait un excellent repas, Nicole était adorable comme toujours et le blanc de Santorin, divin.

Je ne parle que de bouffe, hein ??? Normal et le régime crétois qu’est ce que vous en faites ?
Quoiqu’à Heraklion j’ai vu plus d’obèses que de vieux, il faut dire que Mac Do a débarqué en crête, à se demander s’il y a relation de cause à effet ???


Dimanche 14,
Rethymno jolie ville pour touristes, et comme on est des touristes, c’est super.
J’avais un peu peur pour l’ouverture des boutiques le dimanche, les grecs sont connus pour leurs sentiments religieux. Heureusement pour nous, ils ont aussi un très fort sens du commerce et tout était ouvert.


Sur le port, une série de restaus plus chouettes les uns que les autres, des tas de tavernes en ville dans des coins sympas et plein de magasins pour magasiner … le pied.


En tout cas j’ai bien aimé, et c’est propre comme une usine à touristes, d’ailleurs on n’étaient pas tout seuls. J’ai failli acheter la moitié des magasins, heureusement que ma carte bleue m’a retenu par un classique « vous avez atteint votre quota hebdo, ne passez pas par la case départ et ne touchez pas 20 000 francs ».

Petites tavernes sympas


Petite anecdote amusante, sur le port vénitien de Rethymno, là où les tavernes sont alignées les unes contre les autre, j’étais en train d’essayer de déchiffrer l’enseigne d’une échoppe : ΔHΛΦIVOV
Ça se lit : triangle, H, V reversé, O fendu, i, V, O souligné, V.
J’ânonnais difficilement « Delfinôn » quand la serveuse de l’échoppe d’à côté m’a dit « no, Knossos », en montrant l’enseigne de sa taverne à elle, avec un sourire mutin qui m’a fait éclater de rire.




Lundi 15,
Visite de la côte sud du pays, en passant par le monastère Agios « machin-en-os », haut lieu de la révolte crétoise contre les turcs.


Jolie bâtisse qui ne vaut pas nos monastères cisterciens, mais belle quand même, du type « il était une fois dans l’ouest ».





Puis nous sommes descendus sur la côte sud où on s’est perdu dans une station balnéaire en germe.
Pas très germés, les germes, ça m’a rappelé certains coins perdus de Provence d’il y a quarante ans … ça va évoluer …. Mais faudra du temps, pour l’instant il n’y a que du calme.


Resto sur la plage avec juste un petit vent pour nous rafraîchir et une superbe bouffe et des serveurs super sympa comme partout … un petit résiné blanc sans prétention qui allait parfaitement avec le cadre. Y’avait pas grand monde, à une table un peu plus loin un couple charmant.

Dans mon axe de vue, une jeune femme, émouvante par sa gaîté et sa joie de vivre, par les sourires qu’elle faisait à son mari, la manière qu’elle avait de le regarder et de le prendre en photo … je la regardais de temps en temps, à la dérobée, pour ne pas la gêner ni jouer les voyeurs ... mais à mon âge on apprécie le plaisir des yeux …


En partant la fille est passée juste derrière moi en me disant « au revoir » avec un grand sourire amusé … c’était une française qui nous avait entendus parler, et moi qui croyais au pouvoir de mes yeux de velours ...

Traversée des montagnes - paysages typiquement méditerranéens sans un brin d’herbe - propres quand ils étaient cultivés d’oliviers ou de vigne, craspecs autrement. Heureusement, il y a beaucoup d’oliviers. Jolie balade





Mardi 16,
Hop, direction Cnossos, le haut lieu de l’archéologie crétoise, la légende de Minos, d’Europe, du Minautore, du Labyrinthe, d’Ariane, de Thésée, de Dédale, d’Icare et de tous les autres… un beau tas de cailloux en perspective.


Décevant en arrivant, comme un tas de cailloux, mais plus loin, surprise, le sauvage d’anglais qui a fait les premières fouilles, a reconstruit en partie les ruines. Il doit être maudit par des générations d’archéologues parce qu’il y est allé un peu fort, mais béni par les touristes à qui ils doivent qu’il y a quelque chose à voir.


Jolie visite en tout cas. 22000 m2 sur 5 étages, ça fait quand même 4400 m2 par étage, sans couloirs, des pièces qui donnent les unes dans les autres et des puits de lumière, ça devait être un sacré labyrinthe … oups … c’était lui le labyrinthe, le vrai, le palais de Knossos !


Visite du musée archéologique d’Héraklion, un vrai musée de province, trois cailloux qui se courent après sur un demi étage, vraiment pas grand chose.



En fait, on est restés frustrés parce qu’on voit de très belles choses et qu’on aimerait en voir d’autres … enfin, retour à notre salade grecque et à notre appart de luxe … flûte on a oublié les olives.


Ça c’est le disque d’Ephaistos, disque en terre cuite portant un alphabet que personne n’a encore réussi à décripter … je garde ça pour ma retraite.


Mercredi 17,
Randonnée du côté des gorges de Samaria. Etude des guides toutistiques … quinze bornes en descente douce, six à sept heures de marche, chaussures de montagne fortement conseillées …


Heureusement il y a la solution des feignants en claquettes, prendre le bateau jusqu’en bas des gorges et remonter (un peu) à l’envers.

De la mer les gorges se voient comme un coup de couteau, elles ont été crées par des tremblements de terre qu’on imagine délicats


La balade en bateau est sublime, voir ces petits villages accrochés dans un fond de crique avec les montagnes qui tombent dans la mer. Il n’y a pas d’autre accès que par la mer, les villages qui forment des taches blanches sur les falaises ocres où rien ne pousse, rendent le paysage splendide.


En descendant à HagiaRoumeni on s’aperçoit que ces villages acagnardés contre la falaise sont à la fois à l’abri des tempêtes et proches d’une source, il fait soif dans ce pays.



Jeudi 18,
On bulle, lessive et magasinage local
Découverte amusante dans le super marché local : le kit pour veiller les morts. Sur le lieu des accidents, chez nous on voit des bouquets de fleurs. En Crête, ils installent des petites maisonnettes, d’environ 40*20*20 cm représentant une chapelle, et y mettent une photo du mort ou une icône, et la nuit ils y mettent une lampe à huile qui l’éclaire d’une flamme vacillante.


Au super marché, j’ai trouvé « l’emergency kit » qui va avec. Dans une boîte en plastique, on trouve un flotteur en liège et des mèches pour lampe à huile (en posant flotteur sur l’huile, la mèche qui le traverse restera allumé tant qu’il y a de l’huile), des petits morceaux de charbon de la taille d’un cachet effervescent et des grains d’encens pour mettre sur le charbon qu’on aura allumé.

Super non ? j’ai failli en acheter, mais comme je n’ai pas de chapelle miniature ni de mort à veiller, ça m’a paru de mauvaise augure.

Vent dingue, le soleil masqué par les nuages, moins de 25°C, c’est un scandale, mais que fait le syndicat d’initiatives ?
Heureusement que le résiné blanc est à portée de mains, bien qu’il soit bien meilleur quand il fait chaud.



On est quand même allés visiter la citadelle de Rethhymno, tout ce qu’il y a de classique, avec une mosquée toute simple.



J’adore ce genre de mosquée, y’a rien à voir, seulement une grande pièce et une grande coupole, il s’en dégage une telle sérénité qu’on a envie de s’asseoir et d’y passer du temps … à condition d’être seul, la foule n’est pas très propice à la sérénité.





Puis, repas sur le port vénitien, toutes les tavernes sont aussi alléchantes les unes que les autres, avec aujourd’hui, dans la salade grecque quelques morceaux de choux fleurs et de choux rouge, et du pourpier. A l’évidence la vraie recette de la salade grecque, c’est ce qui traîne dans le frigo …



La dorade grillée était délicieuse, va falloir que j’essaye d’en faire à la maison …
Une taverne s’appelait zefyros, mais le peintre des lettres avait augmenté l’écartement aux alentours du Y, ce qui donnait ZEF Y ROS, ça faisait sourire … on imaginait très bien monsieur Zef et monsieur Ros, taverniers associés, mais on ne les a pas rencontrés.


Vendredi 19,
Dernière balade, visite de La Canée, XANIA en grec, jolie ville, un peu grande, on s’y perd.



Il y a un véritable labyrinthe de petites rues très étroites très sympathiques, bien refaites et très propres. Dans certaines, on touche les deux murs opposés en tendant les bras.



Plein de magasins, un peu trop d’ailleurs, on frise l’indigestion. Ca ne nous a pas empêché d’aller manger « chez Michel »



Et on a visité de bien jolies églises



et une icône de St Michel, rare en crète,



Puis visite du monastère d’AgiaTriada, sainte trinité perdu dans la cambrousse, magnifique, des icônes splendides, une chapelle byzantine très bien décorée qui vaut le détour.


J’y ai même acheté de l’huile d’olive, pour m’apercevoir qu’on la trouve partout, même à l’aéroport d’Athènes.




On a vu encore un autre monastère, perdu au bout du monde entre deux gorges dont l’une donne sur la mer.


Un petit coin de paradis pour qui veut vivre isolé, ils ont du maudire le jour où on leur a fait une route, attirant ainsi une nuée de touristes aussi plaisants qu’un vol de mouches ...

La route très étroite les protège encore des bus, mais pour combien de temps ?




Retour par la route de la côte, joli, et demain retour sur à Athènes, avec comme programme le Parthénon, la plaqua et le musée d’Athènes. Je chantonne la célèbre chanson « visitez le musée d’Athènes … »


Samedi 20 :
Levés tôt, temps cracra, paraît qu’il pleut à Athènes. C’est vraiment pas de bol pour un pays où il ne pleut que vingt jours par an.
Quoique, le Parthénon sous la pluie doit avoir un charme particulier, surtout si Zeus nous envoie quelques éclairs … en attendant, il y aura toujours le musée d’Athènes, célébré dans une chanson paillarde qui croit y voir les roustons du père Platon .

Nous voilà à l’aéroport d’Héraklion, pas si crasseux que ça, tout compte fait, maintenant que je le regarde avec un œil crétois. Non, je blague, ils étaient bien en grève le jour de votre arrivée.

Nous sommes arrivés bien en avance pour soulager mon stress atavique. Petit café que je vous conseille, du « capuccino fredo », c’est du café chaud versé sur des glaçons, avec une bonne couche de crème chantilly. A boire avec une paille.

Les agences de voyage sont tellement nombreuses qu’elles sont installées dans des espèces de garages situés sur le parking des bus, juste en face de la sortie de voyageurs … pratique et ingénieux, les touristes rentrent d’un côtés et sortent de l’autre pour monter dans les cars.



Et puis quand il fait chaud – leurs toits de tôle doivent faire d’excellents capteurs solaires – ils ouvrent des deux côté et ça ventile.

Voyage sur Athènes sans problèmes, puis bus, trolley bus et marche à pied nous voilà à l’hôtel où nous posons nos bagages pour ensuite filer vers le Musée d’Athènes pour y voir, comme dit la chanson, les roustons du père Platon, mais pas les trois poils du cul de Proserpine. Le statuaire grec représente les hommes à poil, mais habille les femmes, donc pas de poils féminins.


Dans un coin du musée, il y a les stèles des éphèbes ? Si j’ai bien compris ce sont les sommités de l’époque, dont certainement Platon. Ils sont représentés par une stèle portant la tête de la personne en question, puis son nom, puis plus bas ses roustons en ronde-bosse.

Je n’ai pas vérifié si le père Platon faisait bien partie des éphèbes, mais j’ai fait confiance à la chanson. Par contre, pas de statue de Proserpine, ces chansons traditionnelles ne sont pas toujours exactes.


Blague à part, on a visité le musée d’Athènes au marathon. On n’y trouve que ce qui a été découvert après que les anglais, les français et autres voleurs patentés aient tout raflé. Les anglais ont été très pilleurs, pires qu’Attila, et s’ils n’ont pas emporté le Parthénon, c’est juste par manque de place dans leurs musées Londoniens.

Il y a des très belles pièces, notamment la statue en bronze de Posséidon (de Zeus disent certains). En fait on n’a pas retrouvé ce qu’il tient à la main : si c’est Posséidon, il tient un trident ; si c’est Zeus, il tient un éclair ; si c’est Priape, …. Non, c’est pas Priape, en fait on sait pas …



Retour vers la Plaka pour s’engouffrer dans la première taverne à touristes : salade d’aubergines, sazimi, moussaka et mix grill. La salade d’aubergines a été une pure merveille, les aubergines cuites étaient écrasées à la fourchette et mélangées avec un peu de leur yaourt qui ressemble à du fromage blanc battu, et un je-ne-sais-quoi qui rend tout ça délicieux.

Le sazimi trop aillé, la moussaka trop patatée, le mixt grill pas terrible, on n’a aimé que les brochettes et abandonné le reste.

La taverne était décorée de photos du patron avec divers client que l’on imagine plus ou moins célèbres, et l’ambiance était très sympa.




Dimanche 21,
Levés de presque bonne heure. Petit dej à l’hôtel et en route pour les visites.

A tout seigneur, tout honneur, nous avons commencé par l’Acropole et le Parthénon qui est vraiment splendide bien que toujours en travaux depuis 2000 ans.


Il avait plu toute la nuit et le soleil était voilé. Tant mieux, sous le soleil, l’acropole doit tenir un peu de la poêle à frire.


Les tuiles grecques ; on imagine bien volontiers un dialogue de l'époque de Péricles :
Qu'est ce que tu fais de beau dans la vie ? Oh moi, je suis sculpteur en tuiles et toi ?
Juste sculpteur de liaison de tuiles, faut les faire bien pointues tu sais ...
J'te parie que ma tuile va durer plus de 2000 ans ! Pfff je fais pareil; quand tu veux ...

Là dessous c’est le théâtre de Dyonisos, en nettement moins bon état. Le puceron rouge assis en bas, c’est Nicole …



On a vu l’arche d’Adrien et le temple de Zeus Olympien. Ce dernier est réellement impressionnant par sa taille et ses restes que je regrette de ne pas être millionnaire pour en payer la reconstruction.



Impressionnant, non ?
J’aurais pas voulu être porteur de cailloux çà cette époque




Dans les petites rues de la Plaka, une pita poulet qui, pour deux euros, nous a presqu’aussi bien nourris que le restau de la veille, sans le pinard quand même.

La salle de restau du snack a au moins une qualité, elle est bien ventilée, c’est bien tant qu’il ne pleut pas.



Cet aprèm, sieste et repos, on avait les jambes raidies de crampes. Puis juste petite balade du côté de la place Omonia histoire de chercher une pita kalamata et une salade grecque.
Très bon avec un grand verre de résiné blanc, malgré la pluie.



Lundi 22,
Grand marathon dans les rue d’Athènes : la bibliothèque d’Adrien, pas grand-chose à voir.

Puis l’agora romain, pas grand-chose non plus sinon une jolie mosquée pas très romaine mais qui ne se visite pas.
Ensuite, l’ancien agora grec, avec le Stoa, bâtiment refait par la fondation Rockefeller, beau boulot.
C’est comme la galerie des glaces, tellement bien proportionné que ça parait petit et c’est en allant au bout qu’on voit que c’est grand.



Puis le Thession, le seul temple grec en suffisamment bon état pour qu’on voie à quoi ça ressemblait. Hé bien c’est mieux quand les murs internes sont absents, ça donne de la lumière …



Passage par le marché central d’Athènes, extrêmement vivant et haut en couleurs, que l’on cherche des olives




des escargots


ou des épices, je vous en met combien, dix ou vingt kilos ?



Puis, le Keramicon qui n’est pas le musée de la céramique comme on pourrait le croire, mais un cimetière avec de jolies stèles …




Il nous a fallu une bonne trotte pour terminer à l’autre bout de la Plaka pour le changement de la Garde Nationale Grecque.
Imaginez des grands gaillards de près de 2 mètres, impressionnants dans leur immobilité. Même s’ils sont en jupettes et avec des chaussures à pompons, on n’a vraiment pas envie d’aller les chatouiller.



Au cours de cette journée, on a du traverser au moins trois fois la Plaka, le vieux quartier d’Athénes construit au pied du Parthénon, découvrant à chaque fois de nouvelles ruelles pleines de boutiques.

Moins mal aux pattes que la veille, on est rentrés à l’hôtel juste avant la pluie, et vu l’intensité de l’orage, on est restés au lit histoire de maigrir. Bah on a des réserves …


Mardi 23,
Lever tardif petit dej et bagages. Puis métro, le métro d’Athènes est tout neuf, propre comme un sou éponyme et bien agencé.
Rien à dire, ça change de la foire d’empoigne de Roissy …

Bien sur on s’est gourés dans le changement d’heure et nous voilà en salle d’embarquement une bonne heure à l’avance par rapport à l’avance déjà confortable que l’on avait prévu.

Bah, c’est bien climatisé.

Vol sans histoires sur Paris, les bagages nous ont suivi, à notre grande joie.