Arrivée à Athènes par avion, sans les bagages, bien sur, sinon ça n’aurait pas été drôle.
Quelques palabres nous ont permis de savoir que nos bagages, ayant raté la correspondance, nous attendraient le lendemain à l’aéroport d’Héraklion. Tant mieux, ça nous évitera de les trimballer.
Il faut toujours garder sur soi de quoi survivre si les bagages ont du retard, il parait que ça arrive … si, si

Le bateau était très beau, sols en marbre et escaliers grand siècle. Immense avec ses cinq étages, son pont piscine, ses bars et ses boutiques flottantes.
Le restaurant, superbe, la seule difficulté ayant été de trouver un coin non-fumeur où les gens ne fumaient pas.
Le menu : Une salade grecque, délicieuse, du slaziki, excellent, une moussaka parmentière que je n’ai pas aimé et un machin imprononçable et immangeable qu’on refuserait dans une cantine scolaire.
Slaziki : du yaourt dense, pas celui qu’on nous vend en France sous le vocable de « yaourt à la grecque », battu avec de l’aneth, et on rajoute quelques morceaux de concombre pour faire joli. Paraît qu’il y avait un peu d’ail, mais tellement discret que je ne l’ai pas senti.
Moussaka parmentière de croisière : vous remplacez les aubergines par quelques courgettes vaguement grillées et beaucoup de purée. Ça se rapproche d’un hachis Parmentier gratiné au fromage, mais avec beaucoup plus de purée que de viande – sans doute pour soigner notre cholestérol – pompeusement appelé Moussaka. Certains aiment, moi pas, je préfère le vrai hachis parmentier.
La salade grecque était délicieuse, tomates pas trop mures, concombres en cubes, lamelles de poivrons crus, oignons doux, pissenlits (délicieux), fêta fraîche, câpres et olives. Et plein d’huile d’olive … miam.
Un petit vin rouge du péloponèse, sans charmes particuliers.
Samedi 13 :
Après une nuit très appréciée, bercés par les ronronnements des moteurs du bateau, on s’est réveillés tranquilles, bien après l’arrivée au port.
Il nous a fallu du temps pour trouver le bus allant à l’aéroport d’Héraklion - je suspecte une malversation du gang des chauffeurs de taxis - où devraient nous attendre nos bagages. …
L’aéroport est sale, crasseux, mal organisé, des queues dignes d’euro-disney et des poubelles qui dégueulent depuis trois jours, … sans compter les chiottes encore plus sales qu’à Roissy, c’est vous dire le niveau … à mon avis ils ont du importer les dames pipi de nos aéroport français … Il paraît qu’elles ont été embauchées pour autre chose que pour faire la quête. Incroyable, non ? A mon avis, on a du oublier de les mettre au courant.
Difficultés pour trouver le bureau des bagages. Les grecs sont charmants et nous aident à trouver un bureau perdu ou trois jeunes filles étaient visiblement occupées à se raconter leur week-end, les pieds sur le bureau.
Regards de stupeur sur nos papiers, des bagages ??? Mais quelle drôle d’idée.
En fait c’est ça le secret du régime Crétois, oubliez l’huile d’olive et autre cuisineries, évitez le stress et tout ira bien …
Après moultes discussions entre copines, une de ces jeunes filles s’est décidée à nous conduire dans des endroits peu fréquentés. Non non, ne fantasmez pas, il y a longtemps que je n’ai plus vingt ans …
Nous sommes allés au magasin à bagages, rien,
dans le bureau secondaire, rien non plus,
puis, par hasard, nous sommes passés devant les courroies de distribution de bagages, …
Mais oui ils étaient là, … depuis 3h du matin si on en croit l’étiquette collée dessus. Il n’était que neuf heures ; il est vrai que les grecs ne commencent à travailler qu’à sept heure du matin, et entre sept et neuf c’était un peu court pour lire des étiquettes … enfin on a eu nos bagages, et avec le sourire, ce qui est l’essentiel.
Ne soyons pas gratuitement négatifs, à Roissy ils auraient été volés bien avant …
Petite voiture de loc à l’heure prévue, puis visite de la ville d’Héraklion et quelques surprises au niveau de la conduite :
1) La ville a visiblement été conçue avant l’invention de l’automobile et comme ils y mettent des bus, faut pas avoir peur.
2) Ensuite on est bien obligés de constater que les panneaux d’interdiction de stationner semblent limités à un rôle décoratif ; je ne suis pas certain qu’il en soit de même pour les autres panneaux, mais j’ai un doute.
3) Les conducteurs crétois sont très créatifs, il ne faut s’étonner de rien, ça passe dans tous les sens, mais ça passe … et avec le sourire.
Je me suis fait klaxonner deux fois, la première pour avoir grillé un feu rouge, j’avais visiblement enfreint les règles locales de conduite, et la seconde fois pour m’être arrêté pour laisser passer un piéton sur le passage clouté, là aussi j’avais dû enfreindre les règles locales de conduite.
Parking à 5 roros de l’heure, cher, mais le code de la route crétois étant basé sur des règles non écrites qui ne nous étaient encore pas toutes claires, on a préféré ne pas prendre de risques.
Visite des rues du marché, commerce pour touristes en tout genres, on a bien aimé.
Petit casse-dalle sur le port des vénitiens,
On y trouve de petits estancos en bord de mer : salade greque, sazimi, loup frit et crevettes et la mer à portée de main. Les crevettes venaient droit du congélateur, y a pas de pêcheur de crevettes à Héraklion. Le loup frit, délicieux, et salade de fruits offerte par le patron.
La salade grecque : tomates, concombre, féta, oignons frais, persil, olives, quelques feuilles de laitue. Les grecs ne mettent pas de vinaigre, mais de l’huile d’olive à grandes rations. Avec un peu de sel, c’est pas mal, mais cette salade n’était pas aussi goûteuse que celle du bateau, sans doute le pissenlit.
Sazimi : mélange de concombre et de yaourt, mais ici, pas d’aneth. C’était bon, mais moins bon que l’autre. (et l’ail ?? demande le marchand d’ail)
Après avoir trainé en ville, départ sur Ρεθυμνο (Rethymno) et Πλατανεσ (Platanes), petite station balnéaire juste avant la ville de Rethymno, où se trouvait notre appart.
A Héraklion, y’a trois routes, est, ouest et sud. On est partis au pif plein ouest et on est tombé sur la nationale qu’il fallait après avoir erré un peu sur la route du bord de mer.
La route était facile et bien signalée, avec juste un moment de panique devant les panneaux routiers …
… le temps de constater que le panneau suivant était en caractères latins.
Puis nous arrivâmes à Platanes, juste avant Rethymno : appart, grand luxe, salon-cuisine américaine et balcon en bas et grande chambre à l’étage et piscine juste en dessous. Marbre et climatiseurs partout.
Ce soir menu de gala à l’appart, salade grecque du chef (moi) et sazimi acheté tout fait au supermarché local, et un super vin blanc de Santorin. J’imagine qu’ils doivent s’encorder pour faire les vendanges là bas … c’est pas vraiment plat Santorin.
« Un peu de pain, un peu d’eau fraîche, l’ombre d’un arbre et tes yeux …. » Disait Omar Khayam, mais avec un coup de pinard, c’est encore mieux.
Mais citons un maître : Brillat Savarin :
« pour faire un bon repas, il faut du bon vin et des bons amis …
si, en plus le repas est bon, c’est tant mieux. ».
On a fait un excellent repas, Nicole était adorable comme toujours et le blanc de Santorin, divin.
Je ne parle que de bouffe, hein ??? Normal et le régime crétois qu’est ce que vous en faites ?
Quoiqu’à Heraklion j’ai vu plus d’obèses que de vieux, il faut dire que Mac Do a débarqué en crête, à se demander s’il y a relation de cause à effet ???
Dimanche 14,
Rethymno jolie ville pour touristes, et comme on est des touristes, c’est super.
J’avais un peu peur pour l’ouverture des boutiques le dimanche, les grecs sont connus pour leurs sentiments religieux. Heureusement pour nous, ils ont aussi un très fort sens du commerce et tout était ouvert.
Sur le port, une série de restaus plus chouettes les uns que les autres, des tas de tavernes en ville dans des coins sympas et plein de magasins pour magasiner … le pied.
En tout cas j’ai bien aimé, et c’est propre comme une usine à touristes, d’ailleurs on n’étaient pas tout seuls. J’ai failli acheter la moitié des magasins, heureusement que ma carte bleue m’a retenu par un classique « vous avez atteint votre quota hebdo, ne passez pas par la case départ et ne touchez pas 20 000 francs ».
Petites tavernes sympas
Petite anecdote amusante, sur le port vénitien de Rethymno, là où les tavernes sont alignées les unes contre les autre, j’étais en train d’essayer de déchiffrer l’enseigne d’une échoppe : ΔHΛΦIVOV
Ça se lit : triangle, H, V reversé, O fendu, i, V, O souligné, V.
J’ânonnais difficilement « Delfinôn » quand la serveuse de l’échoppe d’à côté m’a dit « no, Knossos », en montrant l’enseigne de sa taverne à elle, avec un sourire mutin qui m’a fait éclater de rire.
Lundi 15,
Visite de la côte sud du pays, en passant par le monastère Agios « machin-en-os », haut lieu de la révolte crétoise contre les turcs.
Jolie bâtisse qui ne vaut pas nos monastères cisterciens, mais belle quand même, du type « il était une fois dans l’ouest ».
Puis nous sommes descendus sur la côte sud où on s’est perdu dans une station balnéaire en germe.
Pas très germés, les germes, ça m’a rappelé certains coins perdus de Provence d’il y a quarante ans … ça va évoluer …. Mais faudra du temps, pour l’instant il n’y a que du calme.
Resto sur la plage avec juste un petit vent pour nous rafraîchir et une superbe bouffe et des serveurs super sympa comme partout … un petit résiné blanc sans prétention qui allait parfaitement avec le cadre. Y’avait pas grand monde, à une table un peu plus loin un couple charmant.
Dans mon axe de vue, une jeune femme, émouvante par sa gaîté et sa joie de vivre, par les sourires qu’elle faisait à son mari, la manière qu’elle avait de le regarder et de le prendre en photo … je la regardais de temps en temps, à la dérobée, pour ne pas la gêner ni jouer les voyeurs ... mais à mon âge on apprécie le plaisir des yeux …
En partant la fille est passée juste derrière moi en me disant « au revoir » avec un grand sourire amusé … c’était une française qui nous avait entendus parler, et moi qui croyais au pouvoir de mes yeux de velours ...
Traversée des montagnes - paysages typiquement méditerranéens sans un brin d’herbe - propres quand ils étaient cultivés d’oliviers ou de vigne, craspecs autrement. Heureusement, il y a beaucoup d’oliviers. Jolie balade
Mardi 16,
Hop, direction Cnossos, le haut lieu de l’archéologie crétoise, la légende de Minos, d’Europe, du Minautore, du Labyrinthe, d’Ariane, de Thésée, de Dédale, d’Icare et de tous les autres… un beau tas de cailloux en perspective.
Décevant en arrivant, comme un tas de cailloux, mais plus loin, surprise, le sauvage d’anglais qui a fait les premières fouilles, a reconstruit en partie les ruines. Il doit être maudit par des générations d’archéologues parce qu’il y est allé un peu fort, mais béni par les touristes à qui ils doivent qu’il y a quelque chose à voir.
Jolie visite en tout cas. 22000 m2 sur 5 étages, ça fait quand même 4400 m2 par étage, sans couloirs, des pièces qui donnent les unes dans les autres et des puits de lumière, ça devait être un sacré labyrinthe … oups … c’était lui le labyrinthe, le vrai, le palais de Knossos !
Visite du musée archéologique d’Héraklion, un vrai musée de province, trois cailloux qui se courent après sur un demi étage, vraiment pas grand chose.
En fait, on est restés frustrés parce qu’on voit de très belles choses et qu’on aimerait en voir d’autres … enfin, retour à notre salade grecque et à notre appart de luxe … flûte on a oublié les olives.
Ça c’est le disque d’Ephaistos, disque en terre cuite portant un alphabet que personne n’a encore réussi à décripter … je garde ça pour ma retraite.
Mercredi 17,
Randonnée du côté des gorges de Samaria. Etude des guides toutistiques … quinze bornes en descente douce, six à sept heures de marche, chaussures de montagne fortement conseillées …
Heureusement il y a la solution des feignants en claquettes, prendre le bateau jusqu’en bas des gorges et remonter (un peu) à l’envers.
De la mer les gorges se voient comme un coup de couteau, elles ont été crées par des tremblements de terre qu’on imagine délicats
La balade en bateau est sublime, voir ces petits villages accrochés dans un fond de crique avec les montagnes qui tombent dans la mer. Il n’y a pas d’autre accès que par la mer, les villages qui forment des taches blanches sur les falaises ocres où rien ne pousse, rendent le paysage splendide.
En descendant à HagiaRoumeni on s’aperçoit que ces villages acagnardés contre la falaise sont à la fois à l’abri des tempêtes et proches d’une source, il fait soif dans ce pays.
Jeudi 18,
On bulle, lessive et magasinage local
Découverte amusante dans le super marché local : le kit pour veiller les morts. Sur le lieu des accidents, chez nous on voit des bouquets de fleurs. En Crête, ils installent des petites maisonnettes, d’environ 40*20*20 cm représentant une chapelle, et y mettent une photo du mort ou une icône, et la nuit ils y mettent une lampe à huile qui l’éclaire d’une flamme vacillante.
Au super marché, j’ai trouvé « l’emergency kit » qui va avec. Dans une boîte en plastique, on trouve un flotteur en liège et des mèches pour lampe à huile (en posant flotteur sur l’huile, la mèche qui le traverse restera allumé tant qu’il y a de l’huile), des petits morceaux de charbon de la taille d’un cachet effervescent et des grains d’encens pour mettre sur le charbon qu’on aura allumé.
Super non ? j’ai failli en acheter, mais comme je n’ai pas de chapelle miniature ni de mort à veiller, ça m’a paru de mauvaise augure.
Vent dingue, le soleil masqué par les nuages, moins de 25°C, c’est un scandale, mais que fait le syndicat d’initiatives ?
Heureusement que le résiné blanc est à portée de mains, bien qu’il soit bien meilleur quand il fait chaud.
On est quand même allés visiter la citadelle de Rethhymno, tout ce qu’il y a de classique, avec une mosquée toute simple.
J’adore ce genre de mosquée, y’a rien à voir, seulement une grande pièce et une grande coupole, il s’en dégage une telle sérénité qu’on a envie de s’asseoir et d’y passer du temps … à condition d’être seul, la foule n’est pas très propice à la sérénité.
Puis, repas sur le port vénitien, toutes les tavernes sont aussi alléchantes les unes que les autres, avec aujourd’hui, dans la salade grecque quelques morceaux de choux fleurs et de choux rouge, et du pourpier. A l’évidence la vraie recette de la salade grecque, c’est ce qui traîne dans le frigo …
La dorade grillée était délicieuse, va falloir que j’essaye d’en faire à la maison …
Une taverne s’appelait zefyros, mais le peintre des lettres avait augmenté l’écartement aux alentours du Y, ce qui donnait ZEF Y ROS, ça faisait sourire … on imaginait très bien monsieur Zef et monsieur Ros, taverniers associés, mais on ne les a pas rencontrés.
Vendredi 19,
Dernière balade, visite de La Canée, XANIA en grec, jolie ville, un peu grande, on s’y perd.
Il y a un véritable labyrinthe de petites rues très étroites très sympathiques, bien refaites et très propres. Dans certaines, on touche les deux murs opposés en tendant les bras.
Plein de magasins, un peu trop d’ailleurs, on frise l’indigestion. Ca ne nous a pas empêché d’aller manger « chez Michel »
Et on a visité de bien jolies églises
et une icône de St Michel, rare en crète,
Puis visite du monastère d’AgiaTriada, sainte trinité perdu dans la cambrousse, magnifique, des icônes splendides, une chapelle byzantine très bien décorée qui vaut le détour.
J’y ai même acheté de l’huile d’olive, pour m’apercevoir qu’on la trouve partout, même à l’aéroport d’Athènes.
On a vu encore un autre monastère, perdu au bout du monde entre deux gorges dont l’une donne sur la mer.
Un petit coin de paradis pour qui veut vivre isolé, ils ont du maudire le jour où on leur a fait une route, attirant ainsi une nuée de touristes aussi plaisants qu’un vol de mouches ...
La route très étroite les protège encore des bus, mais pour combien de temps ?
Retour par la route de la côte, joli, et demain retour sur à Athènes, avec comme programme le Parthénon, la plaqua et le musée d’Athènes. Je chantonne la célèbre chanson « visitez le musée d’Athènes … »
Samedi 20 :
Levés tôt, temps cracra, paraît qu’il pleut à Athènes. C’est vraiment pas de bol pour un pays où il ne pleut que vingt jours par an.
Quoique, le Parthénon sous la pluie doit avoir un charme particulier, surtout si Zeus nous envoie quelques éclairs … en attendant, il y aura toujours le musée d’Athènes, célébré dans une chanson paillarde qui croit y voir les roustons du père Platon .
Nous voilà à l’aéroport d’Héraklion, pas si crasseux que ça, tout compte fait, maintenant que je le regarde avec un œil crétois. Non, je blague, ils étaient bien en grève le jour de votre arrivée.
Nous sommes arrivés bien en avance pour soulager mon stress atavique. Petit café que je vous conseille, du « capuccino fredo », c’est du café chaud versé sur des glaçons, avec une bonne couche de crème chantilly. A boire avec une paille.
Les agences de voyage sont tellement nombreuses qu’elles sont installées dans des espèces de garages situés sur le parking des bus, juste en face de la sortie de voyageurs … pratique et ingénieux, les touristes rentrent d’un côtés et sortent de l’autre pour monter dans les cars.
Et puis quand il fait chaud – leurs toits de tôle doivent faire d’excellents capteurs solaires – ils ouvrent des deux côté et ça ventile.
Voyage sur Athènes sans problèmes, puis bus, trolley bus et marche à pied nous voilà à l’hôtel où nous posons nos bagages pour ensuite filer vers le Musée d’Athènes pour y voir, comme dit la chanson, les roustons du père Platon, mais pas les trois poils du cul de Proserpine. Le statuaire grec représente les hommes à poil, mais habille les femmes, donc pas de poils féminins.
Dans un coin du musée, il y a les stèles des éphèbes ? Si j’ai bien compris ce sont les sommités de l’époque, dont certainement Platon. Ils sont représentés par une stèle portant la tête de la personne en question, puis son nom, puis plus bas ses roustons en ronde-bosse.
Je n’ai pas vérifié si le père Platon faisait bien partie des éphèbes, mais j’ai fait confiance à la chanson. Par contre, pas de statue de Proserpine, ces chansons traditionnelles ne sont pas toujours exactes.
Blague à part, on a visité le musée d’Athènes au marathon. On n’y trouve que ce qui a été découvert après que les anglais, les français et autres voleurs patentés aient tout raflé. Les anglais ont été très pilleurs, pires qu’Attila, et s’ils n’ont pas emporté le Parthénon, c’est juste par manque de place dans leurs musées Londoniens.
Il y a des très belles pièces, notamment la statue en bronze de Posséidon (de Zeus disent certains). En fait on n’a pas retrouvé ce qu’il tient à la main : si c’est Posséidon, il tient un trident ; si c’est Zeus, il tient un éclair ; si c’est Priape, …. Non, c’est pas Priape, en fait on sait pas …
Retour vers la Plaka pour s’engouffrer dans la première taverne à touristes : salade d’aubergines, sazimi, moussaka et mix grill. La salade d’aubergines a été une pure merveille, les aubergines cuites étaient écrasées à la fourchette et mélangées avec un peu de leur yaourt qui ressemble à du fromage blanc battu, et un je-ne-sais-quoi qui rend tout ça délicieux.
Le sazimi trop aillé, la moussaka trop patatée, le mixt grill pas terrible, on n’a aimé que les brochettes et abandonné le reste.
La taverne était décorée de photos du patron avec divers client que l’on imagine plus ou moins célèbres, et l’ambiance était très sympa.
Dimanche 21,
Levés de presque bonne heure. Petit dej à l’hôtel et en route pour les visites.
A tout seigneur, tout honneur, nous avons commencé par l’Acropole et le Parthénon qui est vraiment splendide bien que toujours en travaux depuis 2000 ans.
Il avait plu toute la nuit et le soleil était voilé. Tant mieux, sous le soleil, l’acropole doit tenir un peu de la poêle à frire.
Les tuiles grecques ; on imagine bien volontiers un dialogue de l'époque de Péricles :
Qu'est ce que tu fais de beau dans la vie ? Oh moi, je suis sculpteur en tuiles et toi ?
Juste sculpteur de liaison de tuiles, faut les faire bien pointues tu sais ...
J'te parie que ma tuile va durer plus de 2000 ans ! Pfff je fais pareil; quand tu veux ...
Là dessous c’est le théâtre de Dyonisos, en nettement moins bon état. Le puceron rouge assis en bas, c’est Nicole …
On a vu l’arche d’Adrien et le temple de Zeus Olympien. Ce dernier est réellement impressionnant par sa taille et ses restes que je regrette de ne pas être millionnaire pour en payer la reconstruction.
Impressionnant, non ?
J’aurais pas voulu être porteur de cailloux çà cette époque
Dans les petites rues de la Plaka, une pita poulet qui, pour deux euros, nous a presqu’aussi bien nourris que le restau de la veille, sans le pinard quand même.
La salle de restau du snack a au moins une qualité, elle est bien ventilée, c’est bien tant qu’il ne pleut pas.
Cet aprèm, sieste et repos, on avait les jambes raidies de crampes. Puis juste petite balade du côté de la place Omonia histoire de chercher une pita kalamata et une salade grecque.
Très bon avec un grand verre de résiné blanc, malgré la pluie.
Lundi 22,
Grand marathon dans les rue d’Athènes : la bibliothèque d’Adrien, pas grand-chose à voir.
Puis l’agora romain, pas grand-chose non plus sinon une jolie mosquée pas très romaine mais qui ne se visite pas.
Ensuite, l’ancien agora grec, avec le Stoa, bâtiment refait par la fondation Rockefeller, beau boulot.
C’est comme la galerie des glaces, tellement bien proportionné que ça parait petit et c’est en allant au bout qu’on voit que c’est grand.
Puis le Thession, le seul temple grec en suffisamment bon état pour qu’on voie à quoi ça ressemblait. Hé bien c’est mieux quand les murs internes sont absents, ça donne de la lumière …
Passage par le marché central d’Athènes, extrêmement vivant et haut en couleurs, que l’on cherche des olives
des escargots
ou des épices, je vous en met combien, dix ou vingt kilos ?
Puis, le Keramicon qui n’est pas le musée de la céramique comme on pourrait le croire, mais un cimetière avec de jolies stèles …
Il nous a fallu une bonne trotte pour terminer à l’autre bout de la Plaka pour le changement de la Garde Nationale Grecque.
Imaginez des grands gaillards de près de 2 mètres, impressionnants dans leur immobilité. Même s’ils sont en jupettes et avec des chaussures à pompons, on n’a vraiment pas envie d’aller les chatouiller.
Au cours de cette journée, on a du traverser au moins trois fois la Plaka, le vieux quartier d’Athénes construit au pied du Parthénon, découvrant à chaque fois de nouvelles ruelles pleines de boutiques.
Moins mal aux pattes que la veille, on est rentrés à l’hôtel juste avant la pluie, et vu l’intensité de l’orage, on est restés au lit histoire de maigrir. Bah on a des réserves …
Mardi 23,
Lever tardif petit dej et bagages. Puis métro, le métro d’Athènes est tout neuf, propre comme un sou éponyme et bien agencé.
Rien à dire, ça change de la foire d’empoigne de Roissy …
Bien sur on s’est gourés dans le changement d’heure et nous voilà en salle d’embarquement une bonne heure à l’avance par rapport à l’avance déjà confortable que l’on avait prévu.
Bah, c’est bien climatisé.
Vol sans histoires sur Paris, les bagages nous ont suivi, à notre grande joie.