lundi 17 août 2009

Balade au pays des pintxos



















Aujourd’hui, départ pour Bilbao, grande ville du pays Basque Espagnol au passé industriel encore visible.


Pour y aller, deux routes se proposaient à nous, la première au travers des Pyrénées, par Jacca et Pampelune, route longue que l'on ne connait pas. Ou alors l'autoroute passant par Hendaye jusqu'à Bilbao, plus court et infiniment plus rapide.


Au départ, petite pluie, l’autoroute s'imposait, c’est plus sûr sur route mouillée. Il faut avouer que je ne raffole pas du tourisme pluvial et quand, en plus, le chemin est plus court, le choix est vite fait.


Petit arrêt juste après la frontière pour profiter de la bouffe espagnole : rien de remarquable, mais on est vite servis et c’est meilleur qu’au Mac Do pour moins cher.


Dès la frontière on s’est arrêtés à la première pompe pour s’apercevoir qu’on avait fait le plein d’essence deux ou trois jours avant de partir. On doit être les seuls Français à faire le plein en France avant d’aller en Espagne, sans doute pour être surs de ne pas risquer d'avoir à payer moins cher.


Arrivée à l’hôtel, le Carlton, superbe hôtel du XIX eme en plein centre de Bilbao. Superbe chambre plus grande qu’un appartement parisien et balcon au dessus de la place et de l'avenue bien bruyante, bah y’a des doubles vitrages et de la clim.



Balade vers la vielle ville, visite de la cathédrale dont la façade a été massacrée au XIX, ils disent "refaite", du néogothique raté comme tout le néo gothique. Mais l’intérieur est intact, très beau, surtout le cœur en demi octogone.





Balade dans la vieille ville et passage par la Plaza Nuova, néo classique du XIX plutôt réussi, une place carrée et fermée, un peu comme la place de la Constitution de San Sebastian … entourée de petits troquets qui tous servent des « pintxos » aussi appétissants les uns que les autres.





Les pintxos, ce sont des petites tranches de pain couvertes de tas de choses et qui s’avalent en deux ou trois bouchées, accompagnés d'un petit verre de vin. Je me suis régalé : aux courgettes en beignets, au crabe, aux anchois et tomates, au caviar d’aubergine, …avec un verre de blanc ou de rouge, au choix, un régal.












Par contre tous les troquets sont bo ndés et il a fallu attendre pour trouver une place à l’intérieur, la terrasse étant inabordable, mais cela valait l'attente. Le troquet le plus minable s'est avéré le meilleur,




Retour à l’hôtel en trainant les pattes, avec juste une glace en chemin pour nous donner du courage.


Pff crevés, dodo. Demain lever tôt, le stationnement est payant de 9h à 13h30 et il va falloir bouger la voiture.


Mardi matin, lever tôt pour donner à manger (9h) aux parcmètres affamés. Il faut renseigner l’immatriculation de la voiture et mettre les pièces. On a cotisé pour 1h, le temps de se payer un petit déjeuner dans une cantina locale et d’acheter des fruits. Si je m’installe en Espagne ce sera surtout à cause des étals de fruits et légumes, à rendre jaloux les légumiculteurs de la creuse.



Au programme de la journée, le Guggenheim, on est passés de l’autre côté de la rivière pour essayer de parquer la voiture. Pour se garer Nicole fait comme quand elle fait les soldes, elle repère toutes les places disponibles pour faire son choix en toute connaissance de cause, au risque de les voir prises en revenant, bah c’est la vie, on en trouve d'autres aussi. Toujours est-il qu’elle nous a trouvé une place juste en face du Guggenheim, bien que de l'autre côté de la rivière, bravo, ze classe.



Le seul problème c’est qu’il fallait grimper l’équivalent de cinq étages pour rattraper le pont. On a pris notre courage à deux mains et nous nous sommes approchés, la peur au ventre. Ouf, il y avait un ascenseur, bien caché, mais fonctionnel.



Visite du Guggenheim, il est vraiment magnifique vu de dehors, impressionnant vu de dedans, avec quelques collections intéressantes.


J’ai beaucoup aimé les tôles épaisses de Richard Serra, elles on un côté ludique indéniable, quelle superbe partie de cache cache.




Vu du pont qui enjambe la rivière, le musée ressemble à un bateau, tout brillant de plaques de titane, évoluant selon l’orientation de la lumière.




L’intérieur est assez extraordinaire, des envolées de vues assez déroutantes, des courbes dans tous les sens.


C’est monumental, c’est au dessus des notions de beau et de laid, ça impose et c’est très réussi.


Repas de midi tranquille dans un resto de salade et petite sieste sous la clim à l'hotel.


Petite promenade aujourd’hui, on a remonté la grand rue jusqu’au Sagrada Corazon, le sacré coeur local, pour prendre la promenade de bord de rivière, très agréable pour retrouver le Guggenheim.


Mauvaise surprise, ce qui ressemblait à un ascenseur n’est qu’un escalier. 108 marches, les premières toutes douces, mais les dernières toutes raides, on a fait du sport, et on a beaucoup apprécié l’ascenseur pour redescendre. 1h30 de balade, pas trop long, ça va.


Aujourd’hui, virée en voiture vers la côte basque, passage par Guernica, célèbre à cause de la peinture de Picasso. Où on a traversé des faubourgs pas terribles, on n’a pas du prendre le bon chemin, c’est beaucoup moins joli que sur les cartes postales.


Arrêt à Mundaka, mignonne petite ville en bord de mer et en bout de delta de la rivière, paysage impressionnant. Repas à Bermeo, port de pêche qui casse rien, mais qui abrite un galion du XVIeme siècle reconstruit à neuf. Impressionnant de voir le gréement.


Puis balade vers le phare de la pointe, joli paysage très vert, avec des forêts de pins majestueux entrecoupés d’importants bosquets d’eucalyptus.


Balade sur le piton de St Juan de Gaztegulatche (ça se prononce pas comme ça s’écrit), petit ermitage construit sur un piton rocheux dans la mer, avec un chemin maçonné qui enjambe le bras de mer et monte sur le piton.


On est partis du parking en haut de la falaise, descendu pendant 20 mn, puis monté les escaliers, 230 marches sans compter les plans inclinés entre les marches. Les escaliers sont magnifiques. L’église en haut est quelconque, trop restaurée et fermée, mais la vue est imprenable.


A côté il y a un vague abri fermé sur trois côtés dénommé « albergo ». C'est une grande salle avec bancs, tables et cheminée dans un coin, et rien d’autre. En fait c’est l’archétype de l’auberge espagnole, on n’y trouve que ce qu’on y a apporté … mais ça doit être sympa en cas de mauvais temps soudain et qu'oin n' pas oublié son sandwich.


En face il n’y a que la mer … et quand le gros temps arrive, il est chez lui.


40 minutes pour redescendre et remonter, la balade vaut largement le détour. C’est splendide.


Mercredi, visite du musée maritime. Un peu comme le Guggeheim, beaucoup de place pour pas grand-chose à voir. Ça nous change des musées français ou tout est tellement empilé que l’on ne voit plus les murs.


On y trouve une reconstitution de la galère du consul maritime de Bilbao, magnifique.


Le côté cartographe est amusant, on y voit une grande carte du monde colonial après la guerre de 14, ce découpage du monde entre les grandes puissances occidentales est impressionnant, on a appris tout ça en primaire, mais on l’a oublié, comme les règles de grammaires et autres amuseries lointaines.


Pour qui aime les maquettes c’est super pour les autres, belle balade et en plus c'est climatisé. Bien sur en partant j’ai oublié mon sac à dos à la consigne …


Visite du marché de Bilbao, le marché couvert « el mas grande del mundo », trois étages. Alors on y est allé pour s’apercevoir qu’il était fermé et en plein travaux. Heureusement qu’un tout petit bout, tout au bout restait ouvert, c’était sans doute le plus petit marché couvert à étages du monde.


Au rez de chaussée le poisson, j’imagine que c’est plus facile pour jeter les déchets dans la rivière située juste en dessous. Au premier étage, la viande et la charcutaille, surtout la charcutaille, ils en ont des étals (on dit pas des étaux ? ) couverts, et au dernier les fruits et légumes où il ne restait qu’une misérable portion moins grande que le rayon légumes d’un supermarché de chez nous … enfin c’était le plus couvert du monde des marchés. on a été impressionnés par les étals de charcuterie, ce sont les rois du jambon fumé. tans de variété, toutes plus délicieuses les unes que les autres et à tout les prix, plus c'est cher, plus c'est bon, ou l'inverse. Le jambon de Bayonne n'est qu'une pâle copie tiers-mondiste de leurs Serano, Bellota, Patanegra et autres.


Petit repas chez Victor Montesz, Piazza Nueva, des œufs brouillés aux épinards et aux crevettes. Délicieux, à part qu’en remplaçant les gambas par des miettes de crabe, les goûts seraient plus facilement associés … à essayer à la maison.


Ce soir on fête mes 29 ans, enfin 29, à corriger du taux d’inflation de ces dernière années ce qui donne 59. C’est incroyables ces statistiques, faut toujours les corriger des variations saisonnières. Enfin, saisonnières, disons que la saison battait son plein été et n’en parlons plus.


Ce soir c'est soirée Pintxos. D’abord le premier troquet du coin de la rue, "Metro Moyua", viño tinto con dos pintxos, super sympa, on se sert au bar et on s’installe à table dans une petite niche tranquille.


Puis le « Lassa », Calle de la Deputation. Lassa ville sainte du Tibet, mais là pas de Dalai Lama, mais un super comptoir, viño tinto con dos pintxos, qu'on a renouvelés tellement ils étaient bons, mmmm, un régal.


Puis le "Bitoque de Albia" plus classe, plus snobinard, mais fin bon. Un pintxo et une salade de saumon fumé sur salade de roquette et juste un jus de citron, persil pour faire joli et un superbe vin de Cadiz, …. Je m’en suis léché les babines. C'est classe et chérot.


Enfin, le "Cafe Irugia" , place du palais de justice, avec de merveilleuses décorations d’inspirations arabe qui datent du siècle dernier. Viño tinto con dos pintxos … haa les pintxos, on ne change pas une équipe qui gagne.


Puis retour en occupant toute largeur du trottoir, heureusement, ils sont larges, les gens de la municipalité doivent être très observateurs … ou alors cls membres du « Pintxos gang » (à moins que ce ne soit le «viño gang» ? allez savoir).


On s'est demandé comment ils avaient réussi à faire de si beaux trottoirs, c'est simple; il n'y avait que deux voies pour les voitures. ça change de Paris où il y quatre à six voies pour les voitures et des trottoirs riquiqui pour les piétons. M'enfin avec leur habitude de discuter au milieux des trottoirs, vaut mieux qu'ils soient confortables.



Vendredi 7 aout 2009, balade du côté de Victoria-Gasteich, capitale du Pays Basque Espagnol, au milieu des montagnes. Autour de l'autoroute c'est très vert et quasiment vide, à moins qu'ils ne l'aient fait passer au milieu d'un parc national ? va savoir


Visite des peintures de Gatxo


Raté le village mais trouvé le syndicat d’initiative


Inscription mais seuls


Guide qui ne parlait que castillan et à toute vitesse, mais qui nous a tout raconté


Visite de l’église machin


Balade à Victoria, jour de fête avec des musiciens et du spectacle de rue un peu partout


les pucelles habillées en bleu marine


retour à Bilbao, soirée au restau machin, plus cher, mais crevettes al ajilo pour 44 roros à comparer à 10 à 12 roros pour une menu


Retour tranquille après avoir fait une provision de légumes au maraicher du coin.